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Mercredi 8 août 2007

Vanité des vanités

 

 

ho la c’est une conspiration ! ils se sont tous donné le mot dans la bible ou quoi. tous donner le mot pour nous dégouter de la lire et plus encore de la pratiquer, tous donné le mot pour nous désespérer de cette vie et de ce monde, ce monde mauvais, pourri, ce monde à fuir, ou tout est moche.

 

Je vous fait une petite compilations des lectures de ce jour : « vanité des vanités tout est vanité » chez l’ecclésiaste, le psaume «  elle fleurit, le matin, le soir elle est fanée » saint Paul : « faites donc mourir en vous ce qui appartient encore à la terre » et pour couronner le tout Jésus (on garde le meilleur pour la fin) : « tu es fou cette nuit même on te redemande ta vie et ce que tu auras mis de coté qui l’aura ? » n’en jetez plus la coupe est pleine.

 

en un mot ça veut dire que tout ce qui est sur terre c’est nul et que tout ce qui est dans le ciel c’est bon.

 

et finalement c’est assez facile de prêcher comme ça de dire le monde est pourri, vous me croyez pas : ouvrez les journaux la télé regardez autour de vous, le monde court à sa perte, il est pourri je vous dit heureusement nous les catholiques nous sommes les bons, heureusement nous connaissons la vérité, nous ne sommes pas de ces pécheurs qui se fourvoient et se vautrent dans le stupre et la fornication (comme dirait Brassens) à longueur de journée. nous sommes les bons nous sommes les purs et nous n’avons qu’a rebâtir une société de purs et de bons, une société de saints ou nous ne risquerons pas la contagion avec la racaillle, les pécheurs et autres mal-portants!

 

 

c’est facile de prêcher tout ça, c’est ce que font les gourous de tout poils et ça marche, les sectes prolifèrent, les gens y entrent, les gens s’y sentent bien, entre eux, entre gens bien. venez chez nous, il y fait bon, venez chez nous c’est simple, c’est chaleureux, on s’aime.  eh bien, c’est tout sauf le message que Dieu nous livre dans la bible, c’est tout sauf le message catholique, c’est tout sauf la manière dont l’église a compris l’Evangile. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les meilleurs d ses fils, ceux qui ont pris au sérieux l’Evangile : les saints ! Depuis deux mille ans, jamais ils n’ont méprisé la terre, jamais ils n’ont délaissé ce monde qu’ils aiment, leur frères qu’ils servent, jamais ils n’ont compris ce verset: « Tendez vers les réalités d’en-haut, et non pas vers celles de la terre. » comme une fuite du monde et un refuge dans un couvent ou une société idéale, les « réalités d’en-haut » dont parle saint Paul, c’est la bienveillance, l’humilité, la douceur, la patience, le pardon mutuel... Ce qu’il appelle les réalités terrestres, c’est la débauche, l’impureté, la passion, la cupidité, la convoitise... Il ne s’agit donc pas de choses d’en-haut ou d’en-bas, il s’agit de conduites, de manières de vivre.

 

être des ressuscités comme dit saint Paul, c’est précisément être nés à une nouvelle manière de vivre et la choisir chaque jour, c’est ça qu’il appelle les réalités d’en-haut. On est évidemment bien loin d’un mépris de ce que nous, nous appelons les choses de la terre ; au contraire, le même auteur dit à peine plus loin, dans cette même lettre : « Tout ce que vous pouvez dire ou faire, faites-le au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâce par lui à Dieu le Père. » Pour le dire autrement, Dieu nous a confié les réalités de notre vie quotidienne, ce n’est pas pour que nous les méprisions ! Mais ce qui nous est dit ici, c’est que, depuis la Résurrection du Christ, il y a une manière nouvelle de vivre notre réalité quotidienne : un comportement à la manière du Christ.

 

Un « chrétien », c’est quelqu’un qui est transformé radicalement, et qui vit à la manière du Christ selon l’Evangile : c’est un « homme nouveau ».

 

 

Encore une fois, il ne s’agit pas de vivre une autre vie que la vie ordinaire, mais de vivre autrement la vie ordinaire. C’est ce monde-ci qui est promis au Royaume, il ne s’agit donc pas de le mépriser mais de le vivre déjà comme la semence du Royaume. Et ce Royaume, quel est-il ? Il est ce lieu où tous les hommes sont frères.

 

C’est ce que les saints ont compris, c’est ce qu’ils ont vécu

 

Quand mère Térésa se penche sur le vieillard malade qui git dans la rue, c’est bien vers les réalités d’en bas qu’elle se penche, quand saint Vincent de Paul recueille ces centaines d’enfants abandonné c’est aux réalités d’en bas qu’ils tend les bras,  quand saint Camille de Lellis bâtit des hôpitaux, c’est les réalités d’en bas qu’il accueille, quand saint francois d’assise embrasse le lépreux c’est le goût des réalités d’en bas qu’il garde sur les lèvres, ou quand saint Maximilien Kolbe donne sa place à un père de famille, c’est vers les réalités d’en bas qu’il se penche, non pas pour les regarder, s’apitoyer sur leur sort et passer son chemin, mais pour faire descendre sur eux les réalités d’en haut : la douceur, l’attention, l’amour, la délicatesse, le pardon.

 

alors bien sur nous pouvons être profondément insatisfait de ce monde et nous avons mille raison de l’être, plus que de l’insatisfaction d’ailleurs nous devons être révolté par l’injustice qui le déforme et défigure les enfants de Dieu.

 

mais cette insatisfaction ne saurait nous conduire ni au pessimisme ni au cynisme, de celui qui dirait : puisque nous devons tous mourir un jour jouissons sans entrave, remplissons nous les poches et le ventre sans nous soucier ni du lendemain, ni des autres.

 

cette révolte est le moteur de la transformation du monde ; non pas avec nos seules forces, ni surtout selon notre plan (nous savons ou mène les grands bonds en avant, les rêves millénaristes, et autres grands soirs)

 

 

cette révolte elle se gagne avec les armes de l’Esprit : la douceur et l’humilité, elle se fait avec la force de Dieu, elle se mène sous l’étendard du Christ, cette révolte c’est la révolution de l’amour.

Par Catholique - Publié dans : Homélies
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Mercredi 25 juillet 2007

Impossible de protéger un jardin clos contre la sauvagerie du dehors. L’œuvre de longues années peut être en une nuit ravagée par une tempête ou une harde de sangliers.

 

Et pourtant l’amour durable, l’engagement du mariage reste cet acte de sublime candeur, cette tentative d’un héroïsme quotidien.

 

Il est de l’ordre de l’impossible et du défi, c’est ce qui le rend si digne d’être défendu. Conclure, devant le jardin ravagé, qu’il est inutile de cultiver son jardin, qu’il est plus simple de ne pas même commencer à le cultiver, de le laisser dès le début à l’abandon, serait refuser de faire œuvre d’humanité.

 

Par Catholique - Publié dans : Prières
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Dimanche 22 juillet 2007

Voila un bon évangile de glandeur, un Evangile qui va réjouir les plus fainéant d’entre nous ! Un Evangile qui pourrait même réconcilier pas mal d’étudiants un peu éloignés de la foi avec l’Eglise. Ecoutez, en ce début d’année où tout le monde vous met une pression pas possible pour réussir votre année, votre directeur qui dés le discours de rentrée vous a expliqué que vous étiez les meilleurs, vos tuteurs qui vous tannent déjà pour que vous trouviez un stage,  et vos petits camarades qui n’ont qu’un rêve gagner plein d’argent, c’est quand même réjouissant d’entendre Jésus nous dire d’arrêter de nous inquiéter et de nous agiter. Ecoutez jésus, qui comme d’habitude est à contre courant, écoutez le c’est lui même qui vous commande d’arrêter de bosser, d’arrêter de vous exciter, de courir dans tout les sens, alors écoutez le : posez vous, pour une fois qu’il nous demande un truc faisable profitons en! En général, il nous demande des trucs pas possible : aimer nos ennemis, pardonner 77 fois 7 fois, faire sa volonté, enlever la poutre de notre œil, passer par le trou d’une aiguille, prendre notre croix et le suivre, avec lui c’est Koh Lanta tous les jours !…., mais là… il nous demande de nous poser et de prendre l’apéro avec lui, ça c’est bon en début d’année! Parce que oui, S’arrêter de trimer ça on sait faire !  

 

Alors arrêtez vous une minute, et posez vous, posez vous comme marie au pieds de jésus. Parce qu’il faut bien avouer que nous ressemblons bien plus à Marthe qu’à marie ! Mais que voulez vous c’est la vie d’étudiant qui veut ça. Il est mignon jésus : « tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses » il a vu mon emploi du temps, on voit bien que c’est pas lui qui doit être mercredi chez M. Carnaval pour l’apéro, jeudi : nuit blanche au Seven, vendredi, soirée infirmière à la dune, samedi le gala sup aero et dimanche une sortie avec le club de la joyeuse pédale montalbanaise (c’est du vélo). A ça il faut ajouter, quelques cours, les révisions, essayer de caser quelque heures de sommeil au milieu : alors tu comprends que je m’agite un peu, si je veux tout faire il faut bien que je m’agite, non je vous dit la vie étudiantes c’est rude.

 

Et bien il est bon en ce début d’année que nous nous posions quelque instant au pieds du seigneur, qu’avant d’être pris dans ce tourbillon effréné nous essayons de voir ce qui est nécessaire, que nous essayons de voir ce qui peut remplir une vie, bien plus ce qui peut combler une vie. Parce que c’est bien ça que nous cherchons tous pendant nos années étudiantes: à remplir notre vie, à bâtir notre vie et de fait notre vie sera pleine de ce que nous y aurons mis. Si tu remplis ta vie de Ricard et de gros son, si tu la rempli de fumée et de bruit, en un mot si tu la rempli de merde, ne t’étonnes pas que ta vie soit vide. Bien sur pour toi ces années étudiantes seront passées comme de bonnes années, tu te seras marré, tu te seras défoncé, tu te seras vidé, tu auras fait une fête à tout casser pendant trois, quatre, cinq ans….et en te retournant tu te rendra compte qu’en effet, autour de toi et même en toi, tout sera cassé, un grand champs de ruines.

 

 

Oui mais voila, ce soir tu es là, tu es là, tu as pris deux heures sur un emploi du temps surchargé, alors que tu aurais certainement eu mieux à faire justement un apéro place saint pierre ou une toile à Wilson, pauvre fou qu’est ce que tu es allé foutre dans une église ! Mais Dieu aime les fous qui prennent une minute pour se poser aux pieds du seigneur et pour lui demander où est l’unique nécessaire. L’unique nécessaire tu l’as : c’est lui ! C’est lui le seul qui puisse te combler, le seul qui puisse répondre à l’immense désir qui brûle ton cœur. Oui parce qu’à 20 ans si tu n’as pas ce désir, tu es mort ! Si a 20 ans ta vie se résume à une fumette, l’apéro, les deux mites syndicales par semaine et gagner le plus de thunes possibles : tu es mort ! Si on t’a dit que ce désir immense : l’alcool pouvait le combler on t’a menti, si on t’a dit que la drogue pouvait le remplir on t’a menti, si on t’a dit que le travail ou l’agent pouvait le remplir on t’a menti, si on t’a dit que le sexe ou la fête pouvait le remplir, on t’a menti ! ton cœur est fait pour infiniment plus que ça, ton cœur est plus vaste, plus large, plus profond que ça, il désire infiniment plus que tout ces petits plaisirs finis, ton cœur est fait pour Dieu, il est bâti à sa dimension, bien sur c’est lui qui l’a fait ! Alors ne soit pas mesquin, donne lui ce à quoi il aspire, donne lui une nourriture solide, une nourriture d’homme, donne lui du feu, donne lui Jésus !

 

 

Et tout à l’heure quand tu l’auras reçu, quand tu le sentiras battre contre ton cœur, dans le silence de ta prière demande lui de brûler encore en toi, demande lui de te transformer, de transformer ta vie, de te changer en lui. Demande lui de faire de toi un témoin de feu ! dans ton école, dans ta fac, sur ton campus, dans ton club, il y en a des dizaines qui cherche l’unique nécessaire, tu les connais bien ils s’épuisent à le chercher partout… et surtout n’importe où, alors va vers eux, va vers eux souriant et paisible et dis leur qu’ils ne le trouveront ni à l’Aposia, ni au sept denier, qu’il n’est pas dans les décibels du Purpple ni dans la fumette qui apaise, donne leur Jésus Christ, amène les à la source, donne leur de venir se reposer à ses pieds, lui seul peut combler notre faim, lui seul peut remplir notre vie, lui seul peut nous donner la joie profonde, la joie parfaite. Ne cherche plus : c’est Lui l’Unique Nécessaire.

 

 

Par Catholique - Publié dans : Homélies
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Mercredi 18 juillet 2007

« Etre vêtu du Christ » ! Toute la vie on a lu de telles paroles sans les remarquer. Tout à coup elles apparaissent. Un homme non baptisé, non vêtu du Christ, quelle nudité effrayante si on pouvait la voir ! Plein de cette pensée je revenais de la messe, lorsqu’une vieille femme m’arrête à ma porte, me demandant des nouvelles de notre concierge atteint d’un mal contagieux. elle ajoutait : « je ne veux pas y aller, on peut attraper quelque chose. » Silence. J’aurai pu lui dire : « pourquoi communiez vous ? (c’est une dévote) vous ignorez donc que Jésus a une maladie contagieuse. vous pourriez attraper la charité »

 

 

Léon Bloy – Journal, 17 avril 1909

 

Par Catholique - Publié dans : Prières
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Mercredi 11 juillet 2007

« Car la sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure. Qui l’a compris une fois est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle une autre terreur que celle de la mort, une espérance surhumaine. Notre église est l’Eglise des saints »  

 

G.  Bernanos – Jeanne relapse et sainte

 

 

 

 

Par Abbé Simon d'Artigue - Publié dans : Citations
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