Homélies

Vendredi 25 mai 2007

 

De temps en temps Dieu doit bien se marrer quand même, tenez il n’y a pas longtemps paraissait dans un magazine un sondage sur les croyances des français : selon vous à quoi ressemble Dieu ?

 

et chacun y va de sa petite idée moi je pense que Dieu est un vieillard barbu assis sur un nuage qui nous regarde nous débattre sur terre, moi je pense plutôt que c’est une espèce de force qui planerait au dessus de nous, moi je le verrai plutôt comme un grand horloger qui aurait bâti le monde et qui ensuite se serait endormi et puis moi et puis moi j’sais pas.

 

en fait on risque d’avoir autant d’image de Dieu qu’on a de personne sondée, chacun son idée et les vaches seront bine gardées. le problème c’est que ça ne nous avance pas vraiment ce genre de sondage parce que ce n’est pas parce que je pense que Dieu ressemble à un Georges Clooney qu’effectivement Dieu est comme ça.

 

alors il y a une autre technique, une technique assez mode et qui peut nous apporter quelques surprises, c’est la technique du milk shake, vous mettez tous les ingrédients vous mélanger et vous ressortez un nouveau Dieu, un doux mélange.

 

 vous avez une technique approchante, c’est celle du « je me compose mon petit Dieu ou ma petite religion qui me va bien » alors c’est un peu comme une recette de Maité : je prend une pincée de méditation transcendantale, un truc oriental c’est zen, c’est bon, ça passe bien, je prends une bonne dose de Jésus, il est cool Jésus, avec sa barbe et ses sandales il me plait bien (juste Jésus, parce que le Père il est trop sévère et le saint Esprit j’y comprend rien), je me mets aussi une rasade de réincarnation (c’est pas que j’y comprenne beaucoup plus que la résurrection mais ça fait plus écolo), je me rajoute aussi une noisette de communication avec les esprits et voila je laisse reposer et j’ai ma petite religion à moi, que je me suis fabriquée, avec mon petit Dieu à moi qui me plait bien. alors bien sur cette religion elle ne ressemble à aucune autre (c’est sur c’est moi qui l’ai faites, elle est unique) et le problème c’est que rien ne me dit qu’elle est vraie. rien ne me dit que le Dieu que je me suis fabriqué existe ailleurs que dans ma petite imagination enfiévrée,  mais ça je m’en fous, ce qui compte c’est que je me sente bien.

 

 ça vous semble moderne comme manière de voir et bine figurez vous qu’elle a deux mille ans, ça fait deux milles ans que les hommes se fabrique leur petite religion, s’arrange leur sauce, tenez prenez la communauté d’Antioche, y’a pas 20 ans qu’elle est fondée pas  20 ans qu’elle a recu le message de Jésus-Christ (en fait elle a été fondée très peux de temps après la mort du Christ ) et ben il y a déjà des gars pour venir mettre le wild, pour venir expliquer au croyants : « mais non c’est n’importe quoi ce qu’on vous a dit, nous on va vous expliquer, la vraie religion, la bonne religion ; tout ce qu’on vous a expliqué jusqu'à maintenant c’est n’importe quoi, nous on va vous dire la vérité » et c’est parti pour le show ! et c’est parti pour se fabriquer sa petite religion, ma religion en trois leçons. 

 

mais alors qu’elle différence y a-t-il entre notre religion, notre foi, notre Dieu, celui dans lequel nous croyons, celui en qui nous avons confiance et toute ces petites religions tout ces petits dieux que je vous décrivai ? en quoi notre Dieu, notre religion serait plus vraie que les autres ? c’est important comme question quand même, c’est pas rien, si je dois bâtir ma vie sur la foi, il faut quand même que je sois sur des fondations. et bien figurez vous que les fondations sont sures, des plus sures, vous avez entendu la seconde lecture : « la muraille de la cité repose sur douze fondations portant le nom des douze apôtres » la cité c’est l’Eglise, notre Eglise, elle ne repose pas sur les élucubrations d’un gourou, elle ne repose pas sur ma simple opinion (vous savez d’ailleurs l’opinion y’a rien de moins stable, ça va ça vient, ça change d’un tour à l’autre, en ces temps de campagne on voit ça) notre Eglise, elle repose sur les apôtres, sur ceux à qui Jésus a confié le trésor de la foi.

 

 

 

Et c’est exactement ce que nous avons lu dans la première lecture, au moment où des gugusses viennent endoctriner les chrétiens d’Antioche en leur expliquant la vie, qu’est ce que font ces chrétiens ? ils vont demander aux apôtres ce qu’ils en pensent, ils vont vérifier auprès des colonnes de l’Eglise si ce qu’on leur raconte est conforme à l’enseignement de Jésus, ils vont demander à ceux qui ont reçu mission du Christ d’affermir la foi de leur frère, de garder l’enseignement et de le répandre dans le monde entier.

 

 

 

Et bien paroisse d’Antioche ou paroisse saint Etienne même combat, à 2000 ans de distance peut être mais même combat. 

 

 

 

Eh oui, ils auraient très bien pu se dire allez on se fait notre religion à nous, notre petit mélange, et bien non, ils ont voulu être fidèle à la parole du Christ, fidèle à son enseignement, c’est pour ça qu’ils ont été trouvé les apôtres à jerusalem, pour s’assurer qu’ils n’en faisaient pas qu’a leur tête, mais qu’il faisait selon la tête, selon le Christ.

 

 

 

Et pour nous c’est pareil, on pourrait faire comme tout le monde et se bâtir notre petite religion qui nous dérange pas trop, un petit Dieu à notre taille, une petite foi à notre convenance, et bien non, nous accueillons la foi de l’église, nous l’accueillons toute entière sans faire le tri, sans choisir on prend le pack complet : la credo, tout le credo, rien que le credo. on la prend parce qu’on sait que si on commence à choisir, chacun de nous va choisir un bout différent et puis sur quel critère choisirons nous ??

 

 Le meilleur moyen, le seul moyen d’être certain de recevoir tout l’enseignement de Jésus Christ c’est de le recevoir de l’église, de cette Eglise qu’il a fondée, de cette église à qui il a confié la tache de garder et de transmettre le trésor de la foi.  Vous savez entre Jésus et Benoît XVI il y a une  chaîne ininterrompue d’apôtres, une succession de pape qui se transmette de main en main (pourraient on dire) le dépôt de la foi, ce dépôt que Jésus à confié à pierre et que pierre à confié à son successeur et ainsi de suite jusqu'à nous, en donnant la main à benoît XVI c’est la main du Christ que vous tenez.

 

Petite objection votre honneur ! vous avez déjà joué au téléphone arabe ? vous savez on dit une phrase à l’oreille du premier on se la fait passer et au bout on ne comprend plus rien : on commence avec « le bébé de l’animal court vite » et ca donne « le béret de l’amiral tournique » alors imaginez si ça foire avec une chaîne 15 personnes, comment voulez vous que ça marche avec une chaîne de 265 papes qui s’étale sur 2000 ans ?

 

 Ca marche parce que justement c’est pas le téléphone arabe, c’est une technologie beaucoup plus sophistiquée : c’est l’Esprit saint, vous avez entendu comment l’Eglise de Jérusalem parle : « l’Esprit saint et nous avons décidé », Jésus savait trop bien que s’il comptait sur les seuls apôtres pour garder et transmettre son message ça serait partie en sucette, du coup il leur à donné l’assistance de l’Esprit saint, son Esprit, cet Esprit qui ne peut ni se tromper ni nous tromper. 

 

 

 

c’est pour cela que nous certain que ce que l’Eglise nous transmet aujourd’hui c’est exactement ce que le Christ à voulu nous transmettre il y a 2000 ans, si nous voulons entendre les paroles de Jésus-Christ, si nous voulons suivre ses pas, aujourd’hui nous n’avons qu’a écouter sa voix qui résonne dans son Eglise.

 

 

 

Par Simon d'Artigue
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Samedi 26 mai 2007

Savez vous ce que faisait Christian Labit et Fabien Pelous hier soir avant de se coucher ? non…ils faisaient leur prière, et savez vous ce qu’il demandait, oh seigneur pas grand chose, juste la gnaque pendant 90 minutes de quoi foutre cul par dessus têtes ces parisiens arrogants. Mais ils ne sont pas les seuls à prier, la Lolita de 14 ans tous les soirs avant de se coucher se tourne vers son crucifix coincé entre un poster d’Emma Daumas et un autre de Jeremy châtelain et à genoux elle demande « Seigneur Jésus donne moi la voix de Beyoncé et le déhanché de Britney Spear », non je vous vois sourire, mais il n’y a pas si longtemps les étudiants en bout de révisions parce qu’ils n’avaient plus d’autre alternative (à cette période les étudiants redeviennent très pieux) s’agenouillent eux aussi pour demander à notre seigneur, oh presque rien : une bonne note et la clémence du correcteur, ou encore notre prière la plus commune, seigneur donne moi la santé et de l’argent et des prières comme celles là il y en à des tonnes, c’est le gros bataillons des prières qui arrivent au ciel et ça ne date pas d’aujourd’hui, regardez cette infirme de naissance qui se tient à la belle porte depuis des années, et qui demande quelques pièces pour survivre. Et bien nous lui ressemblons avec nos petites prières, nos prières pour survivre, mais le christ n’est pas venu pour que nous survivions mais pour que nous vivions, que nous vivions, debout, solide, louant Dieu. 

Alors de l’audace, comme l’infirme de la belle porte tu demandes de l’or et de l’argent, «  d’or et d’argent je n’en ai pas mais ce que j’ai je te le donne, au nom de Jésus, lève toi et marche », il voulait de l’argent, il avait finit par oublier son infirmité, il avait finit par s’y habituer, par s’y résigner, l’audace était morte en son cœur. Mais écoutons nos prière ne sont elles pas le signe d’une même infirmité que celle de ce malade, nous demandons petit, nous jouons petit bras, gagne petit, petit cœur, alors nous recevrons chichement. De l’audace, de l’audace dans ta prière, c’est de  là que tout part, du cœur, de la prière.  

Mais alors si on ne demande pas d’argent, pas de gloire, pas de réussite, pas de carrière mirobolante, que faut il demander dans la prière ?  pour ça nous avons un pédagogue, il n’a certainement pas usé ses culottes sur les bancs des IUFM ou autre centre accrédité en pédagogie, mais il s’y entend, regarde le manœuvrer avec Pierre ou avec Paul, regarde comment il s’y prend. Avec Paul « il a trouvé bon de mettre en lui sa révélation » il est venu planter dans son cœur son message, sa grâce, et quand s’est Dieu qui plante il racine profond, mais ce qui est arrivé à saint Paul sur le chemin de Damas, t’es arrivé à toi aussi au jour de ton baptême, en moins violent peut être mais en tout aussi radical, Dieu est venu ficher en toi sa foi, son espérance et sa charité. Vous l’avez peut être oublié, pas lui, alors regardez le manœuvrer avec Pierre, celui qui l’a trahit par trois fois, mais Jésus, il le connaît bien Pierre, il sait ce qu’il a mit dans son cœur, il sait ce qu’il a au fond du cœur, la charité. Et bien cette charité il va falloir la faire sortir au grand jour . c’est pour ça que Jésus l’interroge non pas une fois, ni deux, mais trois, « Pierre m’aime tu, oui seigneur tu sais que je t’aime »  Jésus l’interroge trois fois mais  ça aurait pu durer plus longtemps, parce qu’on n’a jamais finit de dire je t’aime. Jésus sait que l’amour est raciné profond dans le cœur de Pierre, comme la foi et l’espérance, mais c’est comme tout la charité s’affermit en la vivant, la foi se consolide en la disant, l’espérance se fortifie en la vivant, alors Jésus apprends à Pierre à prier, il lui apprends la première prière « oui seigneur je t’aime » il lui apprends à aimer en vérité, aujourd’hui il lui apprend à aimer en parole, c’est un premier pas, demain il lui apprendra à aimer en acte. Non pas de cet amour que l’on écrit en violet entouré de petites fleurs roses, non pas de cet amour qui sent la guimauve, non ! quand Jésus parle d’amour il l’écrit en rouge, en rouge sang, en rouge feu.  

Voilà ce qu’il faut demander dans la prière, n’allez pas demander à Dieu un petit pavillon de banlieue sur la façade duquel vous inscririez comme nom , « mon caprice », « mon confort » « sans soucis », n’allez pas lui demander les moyens de survivre, mais ayez de l’audace, demandez lui les moyens de vivre, ayez de l’audace  demander lui des choses à la mesure de son cœur et il rendra votre cœur semblable au sien, immense, ayez de l’audace demandez lui le bonheur et si un jour comme à Pierre, il vous dit « suis moi », ayez de l’audace…. suivez le. 

Par Simon d'Artigue
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Samedi 26 mai 2007

Devant une question il y a trois réponse possible, oui, non et peut être Prenons les dans l’ordre, le peut être c’est la réponse du normand (j’aurai pu dire de l’aveyronnais) méfiant qui attend de voir ce que son interlocuteur va lui proposer , c’est aussi la réponse du jésuite un peu retors qui dés qu’on lui pose une question envisage immédiatement une trentaine d’objections et qui pour se donner le temps de la réflexion suspend sa réponse en laissant son pauvre interlocuteur dans le flou. Mais plus que du jésuite normand, cette réponse c’est la réponse du moderne, c’est notre réponse, la réponse du jeune garçon à qui sa maman demande ce qu’il aimerait faire en début d’année et qui répond « j’sais pas peut être du foot, ou du rugby, ou j’sais pas de l’élevage de truite peut être… », C’est la réponse de chaque jeune étudiants, quand on lui demande alors plus tard qu’est ce que tu voudrais faire ? on le voit soudain plonger dans un abîme de perplexité interroger ses chaussures, le paysage, le ciel (dans le meilleur des cas), passer par tout les degrés de la confusion et répondre : « peut être bûcheron, ou dompteur de truite, ou cardiologue, ou peut être… je sais pas en fait »,  c’est la réponse de tant de jeune qui refuse de s’engager dans le mariage ou ailleurs, oui on s’aime bien sur mais on se mariera plus tard peut être, quand on sera prêt, vers quarante ans. C’est la réponse de chacun de nous devant mille situations qui se présentent et qui nous demanderaient de nous engager et nous nous restons là, peut être, peut être demain….

 Il y a la seconde réponse à notre question c’est le non. Là au moins ça à la mérite de la franchise, c’est non, y’a pas à discuter, non c’est non, circulez y’a rien à voir.

 Devant une question il y a trois réponses possibles, et dans la vie il y a trois attitudes possibles, le peut être, le non, et le oui. Chacune de ces réponses définit un caractère, une attitude, une manière d’envisager les événements et d’aborder la vie, l’homme pécheur, un peu balourd, un peu lourdaud (vous et moi en somme) c’est le peut être ; Satan, c’est le non radical ; et Marie c’est le oui, le beau oui, le oui franc et massif.

Mais aujourd’hui ce n’est pas exactement ce « oui » que nous fêtons, ce oui de Marie, le grand oui de mari elle l’a prononcé le jour ou l’ange est venu lui annoncer qu’elle serait la mère du sauveur c’était un 25 mars, neuf mois avant noël. Aujourd’hui ce n’est pas ça que nous célébrons, nous célébrons la nativité de la vierge. Nous célébrons le commencement. Des esprits chagrins pourraient me dire oui mais comme ça on pourrait remonter à l’infini et fêter la mère de Marie et sa grand-mère et  son arrière grand-mère ainsi de suite remonter tout l’arbre généalogique du christ. On pourrait le faire mais on ne le fait pas parce qu’avec Marie il y a quelque chose de neuf. Parce que sainte Anne la mère de Marie quand elle fut enceinte, elle portait une petite fille, comme vous et moi (enfin plus comme vous mesdemoiselles que comme moi) tandis que Marie elle portera le fils de Dieu. Dieu lui-même.  Alors il s’est préparé une demeure, la plus belle des demeures, la plus belle des futures mamans, Marie. Dés sa naissance il l’a choisit et il lui a donné ce privilège incroyable de la préserver du péché originel, pour que celle qui porterait son fils soit pure de tout péché, pour que celle qui porterait l’innocent par excellence soit elle aussi innocente de tout péché.

C’est ça qui a donné à Marie de répondre oui, de répondre son grand oui à l’ange Gabriel. Mais ce oui fut préparé de longue date, ce oui fut précédé d’une multitude de petit oui, à sa mère Anne, à son père Joachim, à ces événements que la vie lui présentait, ces joies qu’elle recevait comme des dons de Dieu, ces contradictions et ces peines qu’elle accueillait comme des épreuves qui venait fortifier son âme et la faire grandir, et bien même devant ces épreuves, la vierge Marie répondit oui. Chacun de ces oui épanouissait son âme, la rendait plus souple, plus docile à l’action de l’Esprit Saint.

Si nous venons en pèlerinage c’est parce que nous aimons Marie, parce que nous aimons son oui, bien sur nous sommes des pêcheurs des hommes du peut être, mais nous sentons bien en la regardant la beauté du oui. Et nous aimerions tant l’imiter.

Voila pourquoi nous catholiques nous venons en pèlerinage auprès de la vierge Marie, non pas pour l’adorer comme une déesse païenne, certainement pas pour l’intégrer à la trinité, elle est une fille de notre sang et de notre race, elle a peiné comme nous, elle a souffert comme nous et plus que nous, et pourtant toute sa vie d’étape en étape, de oui en oui elle s’est avancé.

Un oui, plus un oui, plus un oui, ça fait toujours un oui, mais oui après oui, Dieu voyait le cœur de Marie de plus en plus beau et du haut des cieux il se disait : « comme elle est belle celle qui sera la mère du sauveur ». je vous voit un tantinet sceptique sur la figure que je vous brosse de cette vierge Marie, des tartines de oui, des oui à  la pelle ça doit nous faire une gentille benette, une de ces béni oui-oui à qui l’on fait tout gober, une pauvre fille, un peu simplette,

Loin de là, c’est nous qui avons fait du oui le signe de la faiblesse.

Dans le monde le fort c’est celui qui sait s’opposer, celui qui sait dire non.

Le prudent, le rusé, c’est celui qui suspend son jugement celui qui dit peut être.

Le faible c’est celui qui accepte tout. Voila ce que pense le monde, voila ce que le monde met en application dans ces écoles de management, dans ses techniques d’agitprop, dans ses médias et dans ses manifestations. Opposez vous d’abord, et si possible faites le bruyamment, réfléchissez ensuite (le moins possible) et discutez avec celui qui est en fasse de vous s’il vous reste du temps.

C’est peut être la loi du monde, c’est peut être comme ça que le monde fonctionne mais permettez moi de ne pas m’en contenter, permettez moi de remettre en cause la technique du non, de l’opposition systématique, permettez moi de contester ses résultats, non décidément ce monde ne me plait pas, cette société bâti sur le non ne me plait pas, elle sent la mort.

Permettez moi de choisir une solution alternative, permettez moi de choisir la vie, de choisir le oui, pour une autre société, une autre civilisation, permettez moi  de me ranger derrière un autre chef. En ces temps de parité triomphante je te choisis Marie, Notre Dame du Oui.

C’est pour ça qu’aujourd’hui nous venons auprès de toi Marie, parce que nous ne pouvons pas nous contenter de ce monde, parce que ni le « non », ni le « peut être » ne nous font rêver, parce que la seule chose qui nous attire c’est le oui, le oui généreux, le oui qui se donne sans arrière pensée, le oui fort et viril, le oui qui fait trembler les puissant, qui réconforte les hésitants, qui relève les accablés.

 

 

 

 

 

O Marie mère de Dieu et notre mère apprends nous chaque jour à répondre oui.  

Par Simon d'Artigue
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Samedi 26 mai 2007

L'autre jour au collège je surprend une conversation entre deux jeunes : La religion catholique !! Laisse tomber c'est hyper compliqué ! J'y comprend rien j'ai fait quatre ans de caté, écoute : t'as un seul Dieu mais ils sont trois, t'as Marie elle est mère et elle est vierge : tu vois le hic ! T'as l'Eglise elle est Sainte mais pleine de pécheurs ! T'as Jésus il est mort mais il est vivant, il est 100% Dieu et 100% homme (tu vois le calcul) et encore c'est pas ça le plus compliqué. Le plus compliqué c'est tout les commandements, la morale, un truc de ouf ! Au début tu crois qu'il y a que dix commandements (comme michæl youn), ça c'est ce qu'on te dis pour pas te faire peur, mais en fait si tu regardes à l'intérieur dans chacun t'en a cinquante commandements, alors tu calcules ça fait pas loin de 500 : si tu les écoutes, tu manges plus, tu bois plus, tu dors plus, tu vis plus ! Non laisse tomber j'te dis, te prends pas la tête avec tout ça ! Feel free ! Sens toi libre ! Balance tout !

L'autre jeune qui a écouté toute la démonstration de son petit camarade de jeu lui dit, « écoute ça tombe bien l'autre dimanche à la messe? » « Quoi tu vas à la messe ! bouffon !» « Oui et alors, l?autre dimanche à la messe dans l'Evangile t'as jésus il a résumé la bible pour les gars comme toi, tu vois c'est une sorte de compilation, un best off, attend que je retrouve, ça y est : « tout ce qu'il y a dans l'écriture dépend de ces deux commandements » et lesquels ? Aimes Dieu, aimes ton prochain ! Tu vois c'est pas compliqué ! Tu veux être catholique, tu veux vivre en chrétien, y'a pas 500 commandements comme tu dis, y'en a qu'un : « aime ! » même pas une phrase, même pas un commandement que tu pourrais interpréter pour essayer de le contourner, non ! Un mot, un seul, quatre lettres : « aime » et tu me dis que c'est compliqué ! Tu rigoles ou quoi ! Moi je rêverai que toute mes leçons soient aussi compliqué. Non jésus il n'est pas venu pour nous pourrir la vie, il n'est pas venu pour nous pendre la tête avec une liste d'obligation, ça c'est le propre des hommes de compliquer ; vous n'avez qu'a voir quand l'homme essaie de régler les choses il publie non pas 10 commandements, mais un code dans lequel il y a des centaines de commandements : le code civil, le code pénal, le code administratif, le code du travail, le code de la nationalité, le code de la route, le code de la propriété et comme ça à l'infini ou presque et après on ose nous dire que Dieu est compliqué. En face de cette montagne de code, d?articles, de prescriptions, de jurisprudence vous avez jésus qui vous dit « aime », « aime et fais ce que tu veux » (ça c'est pas jésus c'est saint Augustin, mais Jésus aurait pu le dire)  c'est d'une simplicité évangélique, je crois même que c'est un peu trop simple pour nous qui sommes un peu trop compliqué.

Nous n'avons qu'une chose à faire à aimer, le reste suivra, tout le reste viendra naturellement, mais attention de ne pas inverser les propositions, c'est d'ailleurs un peu notre tendance moderne : fais ce que tu veux et s'il te reste un peu de temps, aime.

Oh scandale pour nos oreilles modernes tant attaché à leur liberté, Jésus ne donne pas la priorité à la liberté, il donne la priorité à l'amour, car il sait que la liberté sans l?amour peut conduire au pires excès, aux destructions les plus grave, la liberté sans l'amour, elle est aveugle, elle peut très bien se comporter comme un maître tyrannique : « de toute façon moi je fais ce que je veux ! Qu'on vienne pas me dicter ma conduite ! »

Non jésus nous donne bien ce premier commandement, cet unique commandement : aime ! Il donne la priorité absolue à l'amour, une priorité qui donne le cap, une priorité qui libère ; et vous avez bien entendu c'est un commandement, c'est-à-dire que ce n'est pas une option dont on pourrait se passer. Il faut aimer, c'est une question de vie ou de mort. Vous vous dites peut être, Mais c'est impossible d'aimer, tout le monde, tout le temps, ce serait épuisant, en effet avec nos seules forces humaines ce serait non seulement épuisant, mais même impossible, nous avons tous nos limites. C'est bien pour cela que jésus nous commande d'abord d'aimer Dieu, c'est-à-dire de nous tourner vers lui, d'entrer dans une sorte de dialogue amoureux avec lui, vous savez comme quand deux personnes qui s'aiment du fond du coeur se disent « je t'aime », leur amour mutuel rempli leur coeur, l'amour du mari, rempli le coeur de sa femme et vice versa et bien il en va un peu de même avec Dieu, quand nous nous tournons vers lui pour lui dire que nous l'aimons, aussitôt il se tourne vers nous et nous remplit le coeur de son amour, il nous empli d'un amour infini, inépuisable, d'un amour qui nous permet à notre tour d'aimer, d'aimer dans le moindre de nos gestes, d'aimer ceux qui nous plaisent et ceux qui nous ont blessé, en un mot d'aimer notre prochain. Oui ces deux commandements sont intimement liés l'un à l'autre, il n'y a pas d'amour du prochain possible sans amour de Dieu, et vice versa c?est par notre amour du prochain que nous témoignons le mieux de notre amour de Dieu.

Vous voyez c'est si simple d'être chrétien, il suffit de se laisser aimer et d'aimer en retour.

Amen.

 

 

 

 

Par Simon d'Artigue
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Samedi 26 mai 2007

Pentecôte 2007 - « alors ils furent tous rempli de l’Esprit saint. »  

 

 

 

Un petit peu de fiction (non pas tant de la fiction que de l’anticipation) Toulouse vient de gagner la finale du championnat de France de rugby (vous voyez ce n’est pas si fictif ! enfin on reparle de ça dans trois semaine) donc Toulouse est champion de France, les rues de la ville se remplisse d’une foule compacte, hurlant sa joie d’être toulousain et le lendemain matin un bon nombre d’étudiants se réveillent avec un mal de casque terrible et se disant : « bou, qu’est ce que j’ai bu hier, j’étais plein comme une outre, bourré comme un coin » et oui régulièrement (pas que les soirs de finale d’ailleurs) les étudiants finissent plein comme des tonneaux.  

 

 

 

C’est vrai des étudiants, mais c’est aussi vrai de chacun de nous, alors bien sur nous ne sommes pas plein des même substances, mais enfin à la fin des repas de famille qui se terminent tard dans l’après midi, après, les entrées apéritives, la soupe, le cassoulet, le poissons, la salade, le fromage, la rondes des desserts et la petite poire, combien se disent : « je suis full, rempli » ou encore en regardant vos agendas de ministre : « non désole ce soir je peux pas je suis complètement débordé, on se voit dans un mois », ou enfin nous plaignant, du bruit, des assauts de la télévision ou autres nous frôlons la saturation.

 

Rempli, plein, bourré, débordé, saturé, c’est un peu notre vie, oui mais plein de quoi, plein d’alcool, de cassoulet, de decibel, d’occupations ou de préoccupations. notre vie ressemble à ce dont nous sommes plein, ce dont nous nous emplissons.

 

Tu t‘abreuves d’image et de musique violente, ne t’étonne pas de ne pas trouver la paix.

 

Tu te remplis d’alcool à la moindre occasion, ne t’étonnes pas que ta joie ne dure qu’un instant et fasse place à la tristesse.

 

Tu te nourris de l’illusion que t’offre la télé qu’on appelle réalité, ne t’étonne pas que ta vie soit si fragile.

 

Tu ne trouves pas un instant pour toi ou ta famille dans ton agenda débordant, ne t’étonnes pas de trouver la vie trop dure.

 

Tu te gaves de graisses ne t’étonnes pas d’être mou et incapable de réagir.

 

Alors je vous voit venir, vous vous dites ça y est, on va nous ressortir le bon discours moralisateur, si on veut être un bon catholique, il ne faut pas boire, pas manger, pas regarder la télé, pas allez au stade, pas faire la fête, c’est bon pour les moines, c’est pas une vie quoi !

 

Moi j’en peux plus de ces discours là c’est pour ça que tant de personne ont quitté l’Eglise, et moi si ça continue je vais pas tarder, j’ai pas besoin qu’on me dise comment je dois vivre ! et si on nous parlait un peu plus de la bible et un peu moins de morale ! Et la pentecôte alors !

 

La pentecôte justement ouvrons le livres des actes des apôtres à la page de ce jour : « alors ils furent tous rempli de l’Esprit saint. » les disciples sont claquemurés au cénacle et soudain « ils furent tous rempli de l’Esprit saint. » certains des auditeurs croiront que les apôtres sont pleins de vin doux, mais non ! ils sont pleins oui, mais pas de vin, ils sont pleins de l’Esprit saint.

 

Pas de vin, pas de violence, pas de cassoulet, plein de l’Esprit de Dieu, le seul qui remplisse une vie, qui change une vie. Rempli de l’Esprit Saint, de l’Esprit qui fait les saints.

 

Me laisser remplir par l’Esprit saint pour être un saint et puis quoi encore, un cul béni ? Moi j’ai aucune envie d’être un saint.

 

Etre saint ! une de ces images gentillettes, les mains jointes, la tête un peu penchée, avec toujours un sourire aux lèvres. être saint, c’est être gentils avec la dame, être poli, ne pas mettre ses doigts dans le nez et ne pas dire de gros mots, non très peu pour moi. être saint c’est bon pour les curés et pour les religieuse, mais pas pour moi, nous on se débrouille comme on peut dans le monde avec tous nos problèmes, alors si en plus ils faut se prendre la tête avec la sainteté !

 

Etre saint c’est tout sauf ça !

 

Etre saint c’est être rempli de l’Esprit de Dieu, se laisser embraser par ces langues de feu que le Seigneur envoie sur nous, se laisser embraser pour être des hommes et des femmes ardents dans un monde frileux, des hommes et des femmes lumineux dans un monde sombre, des hommes et des femmes de feu dans un monde qui doute de tout.

 

Etre saint c’est être libre, c’est saint Paul qui le dit : « l’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont peur, c’est un Esprit qui fait de vous des fils »

 

 

 

Des hommes libérés de tout ces anciens esclavages qui nous tenaient à genoux, qui nous empêche de vivre, de vivre pleinement. de vivre, ça veut dire que le Seigneur ne nous demande de renoncer à rien de ce qui fait notre joie, notre joie profonde, on n’a jamais vu un saint renoncer à rire, renoncer à la joie ou à la fête.

 

 

 

Dieu ne nous prend rien, il nous donne tout.

 

Il nous donne tout, il nous donne son Esprit pour nous laisser remplir, il nous offre ses dons les plus précieux, l’amour, la joie, la force, la douceur, la paix, la serviabilité. et ces dons là ils ne sont pas que pour les moines et les nonnes, ils sont pour chacun de nous. Dieu les donnent largement à tout ceux qui les accueille aussi bien à l’étudiant, qu’à la mère de famille ; à l’ouvrier, qu’au vieillard ; au prêtre qu’au nouveau né.

 

il nous le donne pour faire de nous les saints dont le monde a besoin, des saints rayonnants de sa joie et de sa paix.

 

Ouh là il s’est pas un peu enflammé le petit vicaire, il a du avoir un coup de chaud, heureusement la descente de l’Esprit saint c’était sur les disciples, au cénacle il y a deux milles ans, le grand souffle, le grand embrasement, la sainteté et tout le tralalala c’est du passé ouf ! nous on est des chrétiens tranquilles et pas des disciples, on est à la cathédrale de Toulouse et pas au cénacle, on est en 2007 et pas 50 jours après la mort du Christ : pfff ! on l’a échappé belle !

 

On n’échappe jamais à Dieu, livrez vous à son Esprit saint

 

Si tu veux vivre et non pas survivre,

 

Si tu veux être saint

 

La pentecôte c’est aujourd’hui !

 

Viens Esprit saint, viens en nos cœurs !

 

 

 

Par Simon d'Artigue
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