Une seule réponse: Jésus.

Publié le par Abbé Simon d'Artigue

On a pu reprocher aux chrétiens d’être tout entier tourné vers le ciel, de ne penser qu’à une chose le royaume de Dieu et du coup de se désintéresser du royaume de la terre, de vivre coupé du monde dans une sorte de rêve qui n’aurait aucune prise sur la réalité. Mais ce qui est étonnant c’est qu’a d’autres époques on leur a reproché aussi de ne plus s’intéresser qu’à l’engagement social à la transformation de notre société et d’oublier de tourner leur regard vers le ciel, ainsi à chaque fois que l’église intervient en matière morale pour rappeler par exemple la grandeur de l’amour et de la fidélité, économique, pour rappeler que l’homme est au cœur de tout projet économique ou bioéthique pour rappeler la dignité de la personne humaine contre tout ce qui la défigure, c'est-à-dire ce qui fait notre vie de tout les jours et bien on s’empresse de lui dire que ce n’est pas son rôle : « on semble lui dire : écoute tu fais le catéchisme à nos gamins, tu nous apprends nos prières, et surtout tu restes dans tes églises et tu n’en sors pas. Et les vaches seront bien gardées ». En fait quoi que nous fassions, quoi que fasse l’église, quoique fasse les chrétiens on le leur reprochera. Mais ce n’est pas nouveau déjà saint Pierre dans sa première lettre nous avertissait.

Alors quel est le rôle des chrétiens dans le monde, dans notre société ? Serait ce de nous taire, de nous résigner, de nous enfermer dans nos églises ou de nous jeter dans un activisme non-confessionel, le moins ostentatoire possible ? Ni l’un, ni l’autre. Il faut faire ce que nous dit l’Evangile « la vie éternelle c’est qu’il te connaisse toi le vrai Dieu et Jésus-Christ ». Bien sur vous me direz que la vie éternelle aujourd’hui tout le monde s’en fout un peu, ce qui nous intéresse c’est la vie ici et maintenant, la seule sur laquelle j’ai une prise, et c’est vraie mais il se trouve que notre vie ici bas et la vie éternelle sont une seule et même vie, ce qui concerne notre vie quotidienne concerne notre vie éternelle. Alors c’est dés maintenant qu’il faut connaître Jésus-Christ, parce que c’est lui qui nous indique le chemin, et c’est aujourd’hui qu’il faut le faire connaître parce que c’est lui qui est la réponse, la vraie réponse, au fond je crois la seule réponse à toute les questions que nous nous posons. Jésus-Christ, c'est-à-dire une personne et non pas une morale, un catéchisme ou une doctrine sociale. L’évangile nous dit bien que la vie c’est de connaître Jésus-Christ. Alors bien sur quand on interroge un catholique dans les médias en général le journaliste se fout bien de savoir ce qu’il pense de Jésus-Christ, il s’intéresse à des choses bien plus fondamentale : le mariage des prêtres, le préservatif, quand il prend sa retraite le pape a-t-il droit à des stock options ? ou je ne sais quel point central de notre foi. Et nous nous répondons plus ou moins adroitement, en général très maladroitement à ces questions plus ou moins débiles. Non pas qu’il ne faille pas y répondre mais enfin il faut y répondre en leur temps, en les remettant à leur place c'est-à-dire loin, très loin du cœur de notre foi et de notre vie. Et le cœur de notre foi, c’est Jésus-Christ. Ni plus ni moins, Jésus-Christ c’est tout ! vous m’étonnez que les gens ne soit pas attiré par ce genre de discours, ce qu’ils veulent, ce que nous voulons c’est une réponse, une réponse qui aille au cœur, elle à un nom cette réponse : Jésus-Christ.

Alors partout ou nous sommes il faut faire connaître Jésus-Christ mais avant de le faire connaitre il faut faire comme la première communauté chrétienne qui nous est décrite dans la première lecture du livre des actes des apôtres : « d’un seul cœur il participait à la prière », avant de faire connaitre Jésus-Christ il faut le connaître, avant de vouloir partager sa vie il faut que nous nous vivions de sa vie, il faut que nous la recevions que nous la laissions grandir en nous.

C’est pour ça que nous venons à la messe. Ce n’est pas parce que nous aimons chanter, ce n’est pas parce que nous aimons le goût de l’hostie, ce n’est pas non plus parce que les gens sont accueillants (quoiqu’il vaut mieux que les chants soient beaux, l’hostie soit bonne et les chrétiens sympathiques, ça ne gâche rien). Si nous venons à la messe c’est avant tout pour connaître Jésus-Christ, pour le prier ensemble, pour nous nourrir de lui. C’est lui qui nous rassemble, c’est lui qui se trouve au cœur de l’Eglise, si nous venons ici ce soir c’est parce que nous voulons le mettre au coeur de nos vies. Mais une fois que nous l’aurons mis au cœur de nos vies, il ne faudra pas le garder pour nous, il faudra l’annoncer à ceux qui cherchent une réponse.

alors oui vous aurez une bonne raison d’aller à la messe tout les dimanches, tous les dimanche vous venez reprendre des forces, tous les dimanche vous venez puiser à la source et ensuite vous repartez fort de la force du Christ , riche de sa richesse. Et tombera du même coup ce reproche que l’on fait parfois au chrétien d’être tout tourné vers le ciel au détriment de la terre. Si nous nous tournons vers le ciel, si nous nous tournons vers Jésus-Christ au moins une fois par semaine (mais si vous avez vraiment faim, vous pouvez vous tournez vers lui plus souvent) c’est pour mieux nous tourner vers nos frères ensuite, pour mieux les aimer, pour mieux les servir, pour leur apporter la seule réponse qui satisfasse réellement nos interrogations, la seule nourriture qui tienne vraiment au cœur: Jésus-Christ.   

Amen

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Publié dans Homélies

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